15 avril 2019

Le passage à une Usine 4.0 : comment ?

Nouvelle organisation des moyens de production, l’usine du futur met en lumière des usines intelligentes offrant une plus grande souplesse dans la production et une « gestion » plus efficace de toutes les ressources (moyens, matières, énergies, humaines).

La transition digitale des entreprises joue un véritable rôle dans leurs passages à l’industrie 4.0. Le développement de l’informatique a bouleversé l’atelier de production : apparition des logiciels de gestion intégrés, développement de l’affichage dynamique sur écran (panel, ordinateur, tablette, écran, …), mobilité sur smartphone, … L’entreprise est aujourd’hui dépendante des technologies informatiques pour pouvoir se développer.

Avec le logiciel MES, la technologie permet d’apporter un ensemble de données en temps réel qui proviennent de l’atelier. Ces données sont triées, consolidées et affichées pour :

  • Informer les utilisateurs en temps réel des évènements de production : arrêt d’une machine, sous cadence, surproduction, contrôle qualité à réaliser, maintenance préventive, …
  • Assister l’opérateur et faciliter l’exécution de son process : qualification des arrêts, des rebuts, pointages opérateurs, plans de contrôle, instructions de travail
  • Sécuriser le process de production : les informations de l’atelier sont tracées, les opérateurs sont guidés dans leur process, le manager garde un œil en temps réel sur son atelier
  • Supporter l’amélioration continue de l’atelier : le responsable de production dispose de données fiables pour mettre en place des actions d’amélioration continue

Plus d’informations dans notre article : « Entrez dans l’usine du futur, c’est simple avec le logiciel MES Aquiweb »

Rendre la production plus agile : pourquoi ?

L’agilité dans l’usine prend une place prépondérante pour permettre à l’entreprise de rester compétitif dans l’environnement économique actuel qui évolue de plus en plus vite.

Les industriels sont donc confrontés à de nouveaux enjeux : une production « juste à temps », un taux de qualité à 100%, une très forte satisfaction client à garantir, une flexibilité demandée par les clients (personnalisation des produits, délai de livraison, …), une conformité aux contraintes réglementaires (RSE, norme iso, …), une meilleure gestion des ressources (enjeux environnementaux, …), …

En réponse à tous ces enjeux, on demande aux entreprises industrielles d’être de plus en plus réactifs et flexibles : c’est tout simplement être le plus agile !

On observe aussi l’arrivée de la génération Z sur le marché du travail. Celle-ci a bouleversé l’industrie : modification des modes de travail, nouvelles attentes et nouveaux besoins, pénurie dans le recrutement, naissance de profils de plus en plus qualifiés, … La transformation technologique de l’entreprise a donc un véritable impact pour attirer les profils et supprimer cette image de « vieille industrie ».

Globalement, le travail est en pleine mutation : méthode agile, utilisation de l’outil informatique, intégration des nouvelles technologies, … Les collaborateurs ont un panel de compétences différentes et diversifiées. L’agilité responsabilise aussi les équipes en production et favorise l’émulation collective autour des changements et des transformations internes.  Ainsi, l’entreprise peut mieux gérer les incertitudes, faciliter les relations humaines et la responsabilité individuelle de chaque salarié pour pouvoir se développer et innover plus rapidement.

L’opérateur dans l’usine du futur : pour quel rôle ?

L’homme est le producteur, le numérique est son support opérationnel pour l’assister et le guider dans son process de production. Le logiciel MES digitalise l’ensemble des opérations de production à non-valeur ajoutée : saisies de production, déclaration des non-conformités, support des techniques d’amélioration continue, suivi des maintenances préventives et curatives, …

Le logiciel MES libère l’opérateur de la « paperasse » toujours plus importante, en ôtant les saisies et doubles saisies, dans l’objectif de limiter les erreurs et surtout de supprimer le temps perdu à les corriger. L’opérateur pourra donc se concentrer sur sa production et être plus autonome sur certaines tâches : autocontrôle de la qualité des produits, maintenance de premier niveau, décision de pilotage, …

Plus d’informations dans notre article : « Avec le logiciel MES : l’opérateur et le manager sont les moteurs de l’usine du futur »

Avoir la tête dans les étoiles mais garder les pieds sur terre

Réussir la transformation digitale de son atelier, c’est-à-dire imaginer / penser avec une vision à terme une sorte de « best to have » mais avancer pas à pas : dématérialiser une fiche, puis un formulaire, puis un tableau de bord, puis un process, … Cela permet de :

  • Avoir une approche pragmatique d’un point de vue économique avec un retour sur investissement qui autofinance l’étape suivante
  • Gagner rapidement l’adhésion des acteurs de la production : pas de big bang
  • Solliciter le besoin : ce sont les opérateurs qui demanderont d’accélérer la digitalisation
  • Faciliter le changement, avec un accompagnement beaucoup plus léger
  • Gagner rapidement en performance
  • Se différencier de la concurrence
  • Rendre son atelier attractif

Pour cela, il faut :

  • Être agile et pragmatique
  • Choisir un partenaire qui l’est tout autant voire plus, pour se faire entraîner
  • Choisir une solution logicielle dédiée et adaptée aux opérateurs et au terrain : simple et intuitive
  • Choisir une technologie ouverte et adaptable

Un exemple : étude de cas DOMIS (Groupe SOMFY)